Pharmacie Barthes

Situation épidémiologique de la grippe en Guyane. Point au 16 février 2018.

Posté le 20 février 2018

Analyse de la situation épidémiologique

L’épidémie de grippe se poursuit et bien que le pic épidémique soit passé, le nombre de consultations pour syndrome grippal en médecine de ville et dans les CDPS demeure élevé en ce début de mois.
Au cours des deux premières semaines de février, l’activité en lien avec les consultations pour syndrome grippal était modérée aux urgences du CHK et à la GMC. Elle reste faible aux urgences du CHAR.
Depuis le début de l’épidémie, les virus grippaux de type A et B ainsi que du VRS A et du VRS B ont été identifiés.
Deux cas graves de grippe ont été admis en service de réanimation du CHAR depuis le début de l’épidémie, dont 1 est décédé.

Lire l'article

Situation épidémiologique du paludisme en Guyane. Point au 7 février 2018.

Posté le 20 février 2018

Analyse de la situation épidémiologique

Entre début novembre 2017 et fin janvier 2018, l’activité liée au paludisme était élevée à modérée sur le territoire. Ce niveau d’activité est principalement lié au foyer de transmission identifié à Trois–Palétuviers et à la recrudescence saisonnière observée à St Georges entre fin septembre et fin novembre.
Les lieux présumés de contamination recensés sur cette période étaient situés sur les communes de St Georges, Régina, Saül, Maripa-Soula, Camopi, St Elie, Matoury et Macouria.
La carte du risque paludisme est en cours de validation.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 15 février 2018.

Posté le 20 février 2018

A la Une - La stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens : évaluation de la mise en oeuvre et propositions d’évolution

Un perturbateur endocrinien (PE) est une substance chimique qui altère le fonctionnement du système hormonal des êtres vivants, dont les humains, notamment pendant la période foetale. Ils sont présents dans de nombreux produits de consommation courante (cosmétiques, alimentation, plastiques, etc.) et dans les produits phytosanitaires et certains médicaments.
Le rapport d’une mission d’évaluation de la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE) indique que les méthodes validées d’évaluation du caractère perturbateur endocrinien sont extrêmement limitées. Les programmes de recherche finalisée sont actuellement en manque de financement. La surveillance environnementale des PE est hétérogène selon les milieux : quasi-inexistante dans les sols, très en retard dans l’air par rapport à l’eau et à la surveillance sanitaire. Les recherches récentes confirment la dissociation entre la dose et l’effet des PE et les effets dits « cocktail », remettant en question les raisonnements classiques de la toxicologie. L’ANSES respecte son objectif d’évaluation de cinq substances par an contrairement à l’ANSM (objectif de trois). Il n’y a pas eu de soutien public à la substitution des substances à effet PE. Les initiatives en formation et information restent dispersées.
La SNPE était une stratégie pertinente et opportune, cependant, sa mise en oeuvre a souffert de l’absence d’un plan d’actions associé, du manque de cohérence entre les objectifs affichés et l’évolution des moyens, et d’une insuffisante mobilisation interministérielle. Les impacts potentiels sur la santé justifieraient un investissement plus important du ministère de la santé. Le différentiel entre la vitesse d’avancée des connaissances scientifiques et la capacité d’adaptation des règlements sur ces types de sujets émergents peut nuire à la crédibilité de l’action communautaire et des états membres.
La mission propose de structurer la future stratégie selon cinq axes :
1. Développer la recherche : donner une place à la thématique PE dans la stratégie de recherche ; optimiser et ajuster les moyens dédiés à la recherche finalisée sur les PE ; développer l’expertise scientifiquement fondée
2. Renforcer la surveillance sanitaire et environnementale : surveiller les différents milieux et les produits alimentaires ; amplifier les études de bio-surveillance
3. Caractériser les dangers : parvenir à une définition réglementaire générique de critères PE ; déterminer les dangers ; diffuser les méthodes validées de testage des substances
4. Gérer les risques : prendre des initiatives pour faire évoluer la réglementation européenne ; interdire les substances et favoriser leur substitution ; utiliser les leviers du marché ; contrôler l’application de la réglementation
5. Former sensibiliser et informer : former les professionnels sur les risques associés aux PE ; informer la population et les consommateurs.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 8 février 2018.

Posté le 20 février 2018

A la Une - Utilisation de Truvada® ou génériques pour une prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida 2017, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié les premières données d'utilisation de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) en France. Ce traitement innovant s’intègre dans une stratégie de prévention diversifiée de la transmission du VIH chez les personnes adultes à haut risque d’acquisition du VIH par voie sexuelle comprenant également la promotion de l’usage du préservatif, le recours au dépistage régulier du VIH et des autres IST, la connaissance du statut virologique VIH du/des partenaires, le recours au « Treatment as Prevention (TasP) » chez le partenaire séropositif et le recours à la prophylaxie post-exposition (PEP).
L'accès à ce traitement a été possible en France à partir de janvier 2016 à travers la mise en place d'une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) chez les adultes les plus exposés au risque de transmission du VIH. Celle-ci a été relayée le 28 février 2017 par une Autorisation de mise sur le marché (AMM).
Les objectifs de l’étude menée par l’ANSM à partir des données de remboursement de l’Assurance maladie (SNIIRAM) étaient : 1/évaluer le nombre de personnes ayant initié un traitement par Truvada® ou génériques pour une PrEP au VIH entre le 1er janvier 2016 et le 31 juillet 2017, en différenciant les périodes de RTU (14 mois : du 4 janvier 2016 au 28 février 2017) et d’AMM (5 mois : du 1er mars au 31 juillet 2017) ; 2/décrire les principales caractéristiques de la population traitée (sexe, âge, région d’affiliation, présence d’une CMU‐C) et identifier la spécialité du prescripteur initial, en différenciant les périodes de RTU et d’AMM.
Au total, 5 352 personnes ont été identifiées comme nouvellement exposées au VIH et traitées au Truvada® ou à ses génériques pour une PrEP, à partir des données du SNIIRAM (respectivement 3 536 et 1 816 durant la période de RTU et d’AMM) en France entre le 1er janvier 2016 et le 31 juillet 2017. La population traitée était : 97,5 % d’hommes, l’âge moyen était de 38 ans et 7,3 % des cas bénéficiaient d’une CMU‐C. Pour 92,2 % des prescriptions, l’origine était hospitalière (la proportion des prescriptions d’origine non hospitalière était en augmentation durant la période d’AMM).
En Bourgogne-Franche-Comté, 37 personnes ont été identifiées durant la période de RTU et 34 durant la période d’AMM (n=71 au total soit 1,3 % des cas en France). Leurs caractéristiques sont comparables à celles observées en France : essentiellement des hommes (98,6 %), âge moyen de 38,2 ans et 93 % des prescriptions étaient d’origine hospitalière.
Cette stratégie innovante permet de réduire le risque de transmission, donc de diminuer le nombre de nouveaux séropositifs à condition que cette séropositivité soit découverte précocement.

Lire l'article

Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone en Auvergne-Rhône-Alpes. Point au 4 février 2018.

Posté le 20 février 2018

Depuis le 1er octobre 2017, 79 épisodes d’intoxication au monoxyde de carbone ont été signalés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes dont 19 au mois de janvier. Ce nombre d’épisodes est plus élevé que l’année dernière (59 à la même période en 2016).
La Loire reste le département le plus impacté, avec 15 épisodes survenus depuis 1er octobre, devant le Rhône (12 épisodes), l’Isère et l’Ain (10 épisodes chacun). Un seul épisode a été déclaré dans le Puy-de-Dôme et le Cantal.
Au cours de ces 79 épisodes, 327 personnes ont été exposées et 154 transportées aux urgences hospitalières. Deux décès ont été recensés.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en Bretagne. Point épidémiologique au 22 novembre 2017.

Posté le 7 février 2018

Points clés

Bronchiolite
Phase épidémique. Nouvelle augmentation des recours aux urgences hospitalières, représentant 13,6% des passages avec un diagnostic codé chez les moins de 2 ans (3ème pathologie la plus fréquente). Les effectifs atteints sont supérieurs aux moyennes de saison. L’épidémie s’installe dans la région.
Augmentation de la proportion des prélèvements positifs au VRS au laboratoire de Virologie du CHRU de Rennes (taux de positivité = 15% (10/65)).

Asthme
Très forte augmentation des passages aux urgences pour asthme chez les moins de 5 ans (+141 %, soit +68 passages). Niveau atteint supérieur aux moyennes saisonnières.
Concomitance avec une circulation virale toujours importante des Rhinovirus/Entérovirus identifiés sur les prélèvements respiratoires analysés au Laboratoire de virologie du CHU de Brest.

Pathologies ORL
Augmentations des recours pour pathologie ORL touchant plus particulièrement les moins de 15 ans (associations SOS Médecins et services des urgences). L’activité liée aux pathologies ORL devrait s’intensifier avec l’arrivée de l’épidémie de bronchiolite.

Grippe et syndrome grippaux
Activité faible. Détection sporadique du virus de la grippe A dans des prélèvements respiratoires analyses au laboratoire de Virologie du CHRU de Brest depuis la mi-octobre.

Maladies à déclaration obligatoire
Un bilan des cas de légionellose déclarés et domiciliés en région Bretagne en 2016 est proposé en page 7.

Lire l'article

Surveillance de la grippe à Mayotte. Point épidémiologique au 31 janvier 2018.

Posté le 5 février 2018

Situation épidémiologique

L’épidémie de grippe saisonnière à Mayotte a débuté de manière précoce cette année (pour le réseau de médecins sentinelles en semaine 39 : 25 octobre - 1er novembre). Depuis plusieurs années, les données de surveillance montrent une recrudescence des syndromes grippaux en saison des pluies, notamment de janvier à mars.

En 2016, cette saisonnalité avait été confirmée par l’identification de virus grippaux au laboratoire du CHM, dans le cadre de la surveillance virologique initiée la même année.

En 2017, une activité précoce a été observée dès la semaine 39 et elle s’est intensifiée au fil des semaines pour atteindre un pic en semaine 45 (6 au 12 novembre). L’épidémie se termine en ce début de mois de janvier 2018, alors que cette période correspondait à une activité grippale intense les années précédentes. Si la saison 2017/2018 semble avoir été précoce, il est possible que le renforcement des systèmes de surveillance depuis 2016 ait permis de détecter plus tôt les premiers signes de l’épidémie de grippe à Mayotte. En effet, le réseau de médecins sentinelles et la surveillance virologique ont été nettement développés en 2017. Néanmoins, il est nécessaire de poursuivre l’étude de la saisonnalité de la grippe dans les années à venir afin de mieux comprendre la dynamique de l’épidémie grippale sur l’île.

Lire l'article

Situation épidémiologique de la grippe en Guyane. Point au 2 février 2018.

Posté le 5 février 2018

Analyse de la situation épidémiologique

L’épidémie de grippe, débutée fin décembre, a poursuivi sa phase ascendante au cours de la deuxième quinzaine de janvier. Une forte augmentation du nombre estimé de consultations pour syndrome grippal a été observée la semaine dernière ; le pic épidémique est probablement atteint. Au cours des deux dernières semaines, l’activité en lien avec les consultations pour syndrome grippal était modérée aux urgences du CHAR et du CHK et élevée à la GMC. Depuis le début de l’épidémie, les virus grippaux de type A et B ainsi que du VRS A et du VRS B ont été identifiés. Deux cas graves de grippe ont été admis en service de réanimation du CHAR depuis le début de l’épidémie, dont 1 est décédé.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 1er février 2018.

Posté le 2 février 2018

A la Une - Alimentation et activité physique des jeunes

Dans le cadre du Plan Cancer 2014-2019, Santé publique France pilote l’action 11.6 visant à développer l’éducation sur l’alimentation et l’activité physique dès la maternelle et le primaire, notamment pendant le temps périscolaire. Pour répondre à cet objectif, l’agence a réalisé un état des lieux des actions mises en place dans ce domaine et proposé des pistes d’amélioration.
L’étude comportait trois objectifs : mener une revue de la littérature sur les interventions efficaces dans les domaines de l’alimentation et de l’activité physique à visée des enfants et des adolescents ; recenser et décrire les actions réalisées sur le territoire et repérer des actions prometteuses ; comparer ces données à celles de la littérature afin d’établir des propositions pour la mise en oeuvre d’interventions prometteuses dans les domaines de la prévention et de la promotion de l’alimentation et de l’activité physique.
Les résultats de l’étude sur les actions menées en France sont principalement : 96 % des actions recensées agissent sur des déterminants individuels; 28 % agissent sur des déterminants interpersonnels (implication des parents, ateliers intergénérationnels, transmission par les pairs) et 10 % sur des déterminants environnementaux (amélioration de l’offre alimentaire, création d’un environnement favorable pour l’activité physique); 46 % agissent à la fois sur l’alimentation et l’activité physique; 21 % impliquent les parents; 68 % sont mises en oeuvre dans le milieu scolaire; 34 % durent un an ou plus.
Bien que la diversité des interventions menées rende difficile leur comparaison, il est ressorti de la littérature que les interventions efficaces/prometteuses incluaient généralement : intervention dans les écoles ; implication des parents ; actions qui combinent alimentation et activité physique ; actions intégrées dans le programme d’enseignement ; action sur l’environnement ; durée de l’intervention relativement longue. La confrontation de ces résultats aux critères d’efficacité identifiés dans la littérature suggère la nécessité d’encourager les actions portant sur l’environnement et impliquant les parents.
Cette analyse a mis en évidence qu’il existe une grande diversité et variabilité des actions développées et que leur impact est rarement évalué. Afin d’encourager la mise en place d’actions prometteuses et efficaces, il semble pertinent de s’appuyer sur les actions ayant déjà fait preuve de leurs effets, en facilitant leur déploiement. Santé publique France travaille actuellement à la création d’un registre national qui compilera les actions prometteuses/efficaces pour agir sur différents déterminants. Pour chacune de ces actions seront fournies les informations nécessaires aux acteurs des terrains pour les mettre en oeuvre. Pour les nouvelles actions, l’évaluation doit continuer à être promue et être considérée comme un indicateur prioritaire pour le financement des actions de terrain.

Lire l'article

Surveillance du paludisme à Mayotte. Point épidémiologique au 29 janvier 2018.

Posté le 2 février 2018

Situation épidémiologique de 1970 à 2016

Le paludisme est endémique dans l’archipel des Comores. A Mayotte, la transmission est assurée par deux vecteurs : Anopheles gambiae et Anopheles funestus.
Vers la fin des années 70, la mise en place d’une lutte intégrée contre cette maladie avait permis de faire baisser de manière significative le nombre de cas (sous le seuil de 100 cas / an jusqu’en 1990). Cette stratégie reposait sur une lutte contre les moustiques vecteurs reposant sur les aspersions murales intra-domiciliaires d’insecticides (AID) et les traitements des gîtes larvaires, associée à une chimioprophylaxie et à un traitement présomptif de tous les accès fébriles. La diminution des efforts de lutte contre le paludisme à Mayotte entre 1990 et 2000, avec en particulier l’affaiblissement de la lutte anti vectorielle systématique, a eu pour conséquences une explosion du nombre de cas (plus de 1000 cas / an) et une augmentation du nombre de décès (10 décès dus au paludisme en 2001).

De 2002 et 2010, la réorganisation de la lutte contre le paludisme avec la reprise des AID systématiques et la lutte anti larvaire, parallèlement à l’amélioration du diagnostic (mise en place de test de diagnostic rapide) et la modification de l’arsenal thérapeutique ont permis de diminuer le nombre de cas annuel en (moins de 1000 cas). A partir de 2011, le nombre annuel de cas a fortement diminué pour atteindre 25 cas autochtones en 2012. Une nouvelle stratégie de lutte anti-vectorielle (LAV) a été adoptée en 2012 avec la distribution et l’installation de moustiquaires imprégnées de deltaméthrine (MIILD) sur tout le territoire de Mayotte. Le bilan de la distribution fait état de plus de 140 000 moustiquaires distribuées ou installées dans 47 000 foyers avec une moyenne de 3 MIILD par foyer. Le taux de couverture était de 91,4%.

De 2013 à 2015, seulement 1 ou 2 cas autochtones par an ont été recensés. Dans le même temps, le nombre de cas importés des Comores diminuait lui aussi du fait des programmes mis en place par le programme national de lutte contre le paludisme de l’Union des Comores. Mayotte est entrée officiellement selon l’OMS dans la phase d’élimination du paludisme en 2014. Au vu des efforts menés dans l’Union des Comores, une élimination dans l’ensemble de l’Archipel paraissait possible si les efforts de lutte étaient maintenus. Néanmoins, on a observé en 2016 une recrudescence inquiétante du nombre de cas de paludisme autochtone à Mayotte, qui s’est poursuivie en 2017 et en ce début d’année 2018 (Figure 1). Par ailleurs une nette augmentation du nombre de cas de paludisme a été signalée en 2017 sur l’île de la Grande-Comore.

Lire l'article